À partir de l'histoire de Marguerite Möwel, et en s'inspirant d'autres histoires de village, la pièce est une fiction historique racontant le rejet violent d'une personne du sein de la société. Le destin tragique d'un être n'est pas écrit d'avance, mais se bâtit d'une série d'évènements qui s'enchainent au cours de sa vie. Se mélangent à ce trajet, les contextes socio-politiques de son époque et la paranoïa collective qui peut en découler.
Il ne s’agit ni d'en faire une victime, ni un coupable, mais de raconter le glissement de l'innocence vers l'enfer ; de raconter une histoire de village, de proximité, de loyauté et de trahison, et de comment une petite communauté insulaire est forcément influencée par les mouvements répandus à travers d'autres « landes ». S’ensuit une histoire de vengeance tissée de dimensions fantastiques. Ainsi, la pièce est écrite du point de vue du condamné. Ce dernier raconte de façon assez synthétique les faits, sans porter préjudice à qui que ce soit. Ou presque...
MENTIONS LÉGALES :
Coproduction Théâtre La Coupole Saint Louis (68) | La Machinerie 54 – scène conventionnée d’intérêt national (54) | Le TAPS - Théâtre Actuel et Public de Strasbourg | L'Espace 110 - Centre Culturel d'Illzach (68) | Festival Les Fenêtres de l’Avent d’Uffholtz (Edition 2018) | résidence d’écriture)
Soutiens financiers la DRAC - Direction Culturelle des Affaires Culturelles du Grand Est | la Région Grand Est | la Ville de Colmar | la Fondation Alliance Cairpsa Capreca
Verticale a été créée en décembre 2006 par Catriona Morrison, alors qu’elle était en résidence à l’Atelier du Rhin – Centre Dramatique Régional d’Alsace (maintenant la Comédie De Colmar – Centre Dramatique National). En 2008, elle fait appel à la compositrice et interprète de musique électronique Patricia Dallio (compagnie Soundtrack - Chaumont) et le metteur en scène d’Opéra Yves Lenoir pour la création de Stabat Mater Furiosa. En 2011, elle sollicite le collectif Clownesque Les Octavio, pour la création de Bang Bang – pour Valérie (a teen clown story).
Au gré des recherches, une écriture à la fois drôle et profonde, caustique et poétique, est en train d’émerger. Miranda et le trou noir, de et mis en scène par Catriona, a vu le jour en mars 2016. Ce spectacle fut suivi de I Kiss You ou l’hétéroglossie du bilinguisme.
Ces deux créations sont des monologues dont la forme privilégie une adresse directe au public dans un langage « parlé », où chaque interjection est écrite, comme une partition musicale.
L’Avis de Marguerite, troisième pièce de Catriona, montre une évolution vers un style plus formel, mais qui laisse toujours une place prépondérante à l’énonciation. Le texte s’inspire du conte et de son art de mélanger le récit littéraire à la parole. Afin de souligner les différentes époques qui sont traversées durant la pièce, Catriona jongle avec trois formes : le conte, le poème, et le « parlé » contemporain.
L'AVIS DE MARGUERITE
VERTICALE

