Après une fête entre collègues, Louise se réveille murée dans le bunker de Mark qui prétend l’avoir sauvée d’une attaque nucléaire. Dehors, la fin d’un monde. Dedans, un huis-clos avec promiscuité ambiguë et sans doute dangereuse. Dans l’abri anti-atomique exigu il faut économiser, se plier, exister aux seuls yeux de l’autre. Mark est amoureux, Louise est perdue. S’engage un combat physique et moral pour la survie, un jeu de nerfs et de pouvoir où tous les coups sont permis. Et c’est toujours une forme de vérité que l’on cherche, suspendus au destin de ces deux êtres terribles et friables, qui nous font doucement dériver vers l’effacement des frontières entre le vrai et le faux dans nos propres vies. Dennis Kelly pose un regard féroce et tendre sur les psychoses de notre temps dans une langue crue et âpre ; il manie subtilement l’art du non-dit sans se défaire de cet humour sauvagement drôle qui caractérise les écritures anglaises contemporaines.
MENTIONS LÉGALES :
Coproduction Salle de spectacles Europe
Soutiens DRAC Grand Est | Région Grand Est | Ville de Strasbourg | Conseil Départemental du Bas-Rhin | Spedidam | TAPS Théâtre Actuel | Public de Strasbourg | Point d’Eau à Ostwald | Relais Culturel de Haguenau | Salle de spectacles Europe à Colmar
Le Talon Rouge, compagnie strasbourgeoise, extrait nos drames quotidiens, portés dans les écritures actuelles d’Emmanuel Adely, Sylvain Levey, William Pellier, Martin Crimp, Magali Mougel, Olivier Sylvestre ou Dennis Kelly. Une fois mis en scène, ils humanisent le temps d’un instant ceux qui les disent et ceux qui les écoutent. Chaque regard construit des visages d’hommes et de femmes fragiles et forts, durs et tendres, au plus proche de la vie rêvée et des réveils ordinaires.
La compagnie veut ainsi creuser ce vide où les dialogues de notre époque révèlent l’échographie de nos réalités, de nos gestations. Elle propose au public de quoi nommer le goût du monde qu’il traverse, porté par des questions silencieuses. C’est pourquoi il lui faut décortiquer les écritures contemporaines, en prélever la réalité, le vécu, la sensibilité à la trame du tissu social.
APRÈS LA FIN
LE TALON ROUGE

